Bonjour, bonsoir...

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Bonjour, bonsoir...

Message par Milo Dee le Jeu 10 Mar 2016 - 19:26

... c'est Milo. Je suis une femme. J'ai un peu plus de 40 ans (ouille !). Je vis en Suisse (aïe !) mais je vous rassure, nous parlons presque la même langue. J'écris depuis longtemps, principalement des nouvelles qui, jusqu'alors, n'ont rien eu d'érotique. Je n'ai aucune ambition d'édition et ne sais pas me vendre, comme vous pourrez le constater. Cependant, lorsque je me suis un peu bougé les fesses, j'ai obtenu un ou deux prix dans des concours. Ma présentation étant faite, je souhaite savoir comment procéder pour vous soumettre un texte en tant qu'auteur invité sans le balancer directement dans le forum. Peut-être aurais-je pu avoir réponse à ma question en lisant plus attentivement les messages sur le forum, mais en Suisse, nous avons la réputation d'être un peu lents et légèrement bouchés. Autant aller au bout du cliché. Merci pour votre travail et amitiés à tous.

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Re: Bonjour, bonsoir...

Message par Calafia le Jeu 10 Mar 2016 - 19:41

Bonjour

vous ne trouverez aucune procédure prévue pour une telle façon de procéder
envoyez moi par mp le texte, nous l'étudierons en zone réservée et, en cas d'acceptation, proposerons des modifications (notamment de mise en page et correction si nécessaire)

je reviendrai vers vous en fin de processus (durée non déterminée) pour vous donner notre réponse

à très bientôt
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Re: Bonjour, bonsoir...

Message par Milo Dee le Jeu 10 Mar 2016 - 19:52

Merci pour la réponse, Calafia. Je m'y "copie-colle" ce week-end. Bonne soirée.

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Re: Bonjour, bonsoir...

Message par Lioubov le Jeu 10 Mar 2016 - 20:00

Bonsoir, Milo (non, rassure-toi : je ne te demanderai pas si tu es une Vénus…) ; je pense qu’en ma qualité d’ex-Franc-Comtois (Besançon, Morteau et Pontarlier) je peux servir d’intermédiaire entre la lenteur dont tu es affligée et le speed de mes nouveaux compatriotes.

Pour nous rejoindre, tu présentes quand même beaucoup de défauts rédhibitoires : femme (le pire de tous), vieille (tu ne crois quand même pas que tu vas, à 40 balais, te taper des petits jeunes tels que moi qui vais en avoir 70 ?) et Suissesse, qui plus est !

Te vendre ? Mais tu rêves ! Il va te falloir débourser des tas de bons francs helvétiques si tu comptes avoir une (toute petite) chance de publier sur le nec plus ultra de tous les sites de littérature érotique !

Allez, trêve de discussions sérieuses, et passons à la frivolité : tu peux nous soumettre un aperçu de ton talent ici même, à la suite de ton message et du mien ; tu ne m’occasionneras que très peu de travail (je m’occupe des corrections et de la mise en page), vu la qualité de ta prose. So, don’t worry, Milo ; keep cool et va te taper un bon vacherin à ma santé !

Bien cordialement,

Lioubov
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Re: Bonjour, bonsoir...

Message par Milo Dee le Sam 12 Mar 2016 - 17:32

Merci pour cette réponse, Lioubov.

En ce qui concerne Vénus, cela fait longtemps que je suis sortie de mon coquillage et contrairement à celle de Milo, j'ai toujours deux bras. Je n'avais effectivement pas pensé au cliché du compte en banque. Laisse-moi le temps de compter mes lingots et je soumets le texte ci-dessous comme tu le proposes. Et pour se taper un vacherin à ta santé, il me faudra au moins un verre de vin blanc. Vous mangez le vacherin comment, vous, en Franche-Comté ?!

Amicalement,

Milo

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Re: Bonjour, bonsoir...

Message par Milo Dee le Sam 12 Mar 2016 - 17:33

Ce texte a un titre (provisoire) qui est "A demain".

Il est venu la chercher à la gare TGV d’Avignon. Elle l’a trouvé plus grand, plus bronzé, plus séduisant que lors de leur première et unique rencontre. Elle a beau s’en défendre, depuis quelques temps elle pense à lui chaque jour. Les contacts téléphoniques et les textos ont entretenu ses fantasmes, bien qu’elle n’ait que difficilement pu remettre un visage sur son prénom. Dans son lit, le soir, pour s’endormir, elle a mis en scène de multiples scénarios de séduction. Quant au passage à l’acte, vu leur différence d’âge, elle l’imagine un peu comme l’initiation d’un mentor à son élève largement moins expérimenté. Elle a su arrêter les rêves au moment où ils devenaient trop scabreux. Elle n’a pas osé pousser ses mises en scène jusqu’aux lendemains de leur première nuit d’amour.
Il y a une semaine, la sachant sans enfants, partis en vacances chez leur père, il lui a proposé de venir le rejoindre quelques jours dans sa maison du Lubéron. Afin d’y échanger leurs écrits et de travailler éventuellement à un projet commun. Elle n’a pas dit non. Il lui a réservé une place dans le train.
Avant son départ, elle s’est acheté deux nouvelles jupes et un maillot de bain. Elle a peu mangé. Elle est allée plusieurs fois à la piscine afin de parfaire son léger hâle. Les scénarios du soir avaient dès lors une autre saveur, une autre couleur, un ton différent. Chaleur plombante, cigales, accent du Midi. Un souffle de mistral peut-être. Elle a eu le souci de conserver le rêve flou. On est toujours déçu lorsque l’on réalise ses fantasmes et qu’ils n’ont rien à voir avec le story-board.

Le soir de son arrivée, ils ont mangé des grillades et des salades qu’ils ont mis des plombes à préparer, s’interrompant pour bavarder et boire l’apéro. Elle l’a cherché un peu, d’un regard ou d’un effleurement. Il ne les a pas fuis mais n’a pas renchéri non plus. Peut-être a-t-il peur de passer pour un vieux pervers courant après la jeune divorcée. Pour l’instant, quoi qu’il en soit, il lui laisse la main. Ils ont discuté tard, elle a trop bu. Elle a aimé la façon tendre qu’il a eue de s’intéresser à elle, son regard derrière ses petites lunettes rondes et son grand corps qui la surplombait lorsqu’ils rangeaient la cuisine. A l’heure de dormir, son ivresse l’a un instant fait hésiter à se laisser aller contre lui, à dévier le chaste baiser déposé sur sa joue. Elle s’est reprise à temps. Il était encore trop tôt.
A demain, a-t-il murmuré. Et elle a senti son regard sur elle lorsqu’elle gravissait l’escalier.
Il lui a attribué une chambre à l’étage. Lui dort en bas, dans une ancienne petite cave voûtée avec deux meurtrières en guise de fenêtres.


Allongée dans les draps frais, la tête lui tourne. Fatiguée par le voyage, la longue soirée, les discussions, elle ne parvient pourtant pas à trouver le sommeil. Elle se sent électrisée et agitée, comme si elle avait bu le contenu d’une cafetière italienne. Elle revoit son regard, ses gestes. Elle l’imagine dans son grand lit, en bas, nu, sûrement. Elle a un moment l’idée folle d’aller le rejoindre. Elle se voit s’allonger à ses côtés, se coller contre son flanc, passer la main sur son torse, descendre vers son sexe avant qu’il se retourne vers elle en gémissant, encore à moitié endormi, et l’embrasse à pleine bouche. Elle songe également à la possibilité inverse. Elle enlève alors sa nuisette en satin et se glisse nue sous la couette. Elle aimerait que la porte s’ouvre doucement, que sa haute silhouette se détache dans la pénombre. Que son corps s’allonge à moitié à ses côtés et que ses grandes mains s’emparent de ses seins, de sa bouche, de son sexe jusqu’à ce qu’elle doivent le supplier de le pénétrer. Sa main à elle s’est égarée sur sa chatte. Elle ne veut pas se donner de plaisir, avec l’espoir insensé qu’il ne vienne vraiment et ne la trouve déjà rassasiée. Elle se caresse doucement, en surface, et finit par s’endormir, la main recroquevillée sur son sexe.

Le lendemain matin, elle l’entend s’affairer dans la cuisine et appréhende quelque peu de le voir, comme s’il pouvait avoir deviné ses délires de la nuit. Elle choisit sa tenue avec soin, prend une grande inspiration et descend enfin l’escalier. Debout devant l’évier, il se retourne à son approche et s’avance vers elle.
Bonjour. Ça va ?
Il ne l’embrasse pas mais lui effleure la joue de l’index. Son geste la trouble. Elle évite son regard et s’assied devant le petit déjeuner qu’il lui a préparé. Il est tard, presque onze heures. Il lui propose de remettre au lendemain la balade à Aix-en-Provence et ils vont s’installer au bord de la piscine.
En maillot de bain, elle tente de rester face à lui, afin de lui montrer le moins possible ses fesses et ses cuisses qu’elle trouve trop grosses. La température dépasse les 30°C. L’eau est fraîche. Lorsqu’elle en sort et s’allonge sur un transat, elle se laisse, trempée et frissonnante, sécher et réchauffer par le soleil. Sur sa peau hâlée, les gouttelettes s’évaporent lentement. Son ventre est plat, ses seins sont juste de la bonne taille, d’après elle, ronds et fermes. Elle espère que c’est cela qu’il regarde d’elle plutôt que ses cuisses trop dodues qu’elle s’empêche de poser sur le siège afin qu’elles ne s’y étalent. A ses côtés, il a pris un livre. Son torse bronzé est presque glabre. Ses longs bras veinés la frôlent. Elle ferme les yeux. Bruit des cigales. Une légère brise dans les feuilles des mûriers. Son corps est chaud, caressé par le vent. Seul son maillot de bain est encore humide et froid entre ses cuisses. Imperceptiblement, elle ouvre les jambes. Elle imagine son gland chaud et soyeux se poser sur sa fente, la caresser, l’écarter. Les pointes de ses seins se durcissent sous les deux triangles mouillés de son maillot. De son corps enveloppé par la chaleur, elle ne perçoit plus que sa chatte et sa poitrine, fraîches et humides. De ce désir d’un autre sexe sur elle, elle en a des fourmillements. Elle n’a pas fait l’amour depuis des semaines. Elle craint de se mettre à haleter sous cette envie qui la tenaille. Elle réalise maintenant que l’amour avec lui ne sera pas loin de l’initiation de ses fantasmes. Elle a déduit des discussions de la veille qu’il avait connu et même trompé un certain nombre de femmes. Elle ne peut guère rivaliser, elle, la petite mère de famille prude que l’ex-mari ne prenait que rarement et de façon presque primitive, jugeant l’acte sale. Elle imagine des gestes, des postures et des mots salaces. Elle s’excite de s’y trouver si près. Imperceptiblement, elle pose sa main vers sa chatte et par dessus la culotte du maillot, elle appuie sur son clitoris d’une petite pression du majeur. ’Elle se force à ouvrir les yeux. Elle lui jette un regard. Il lit toujours mais ayant perçu son oeillade, il lui sourit avec tendresse. Elle s’approche du bassin et fait dix traversées pour se calmer.

Plus tard, tous deux dans l’eau, ils se permettent plus de familiarités, ils se lâchent enfin. Ils prennent un ballon et sous le prétexte du jeu, se touchent et se cherchent. A l’heure de sortir de la piscine, ils en sont presque gênés. On croirait deux adolescents. Un long silence s’installe.

En elle, c’est un mélange de retenue et de provocation. Elle a peur de ce qui peut arriver, de s’en trouver peut-être déçue. Elle craint encore plus qu’il ne se passe rien.

De retour à la maison, ils préparent ensemble la garniture des crêpes mexicaines pour le repas du soir tout en buvant une bière blanche. Elle va prendre une douche pendant qu’il soigne les derniers détails. Elle goûte au jet tiède sur sa peau encore chaude, à la mousse du savon sur ses seins blancs, à son doigt qui passe sur son sexe. Pas trop. Assez pour se sentir propre et prête pour l’autre mais encore vierge de tout désir comblé. Elle s’enduit de lait pour le corps, enfile une petite robe noire très simple et se maquille légèrement. Elle se sent belle et plus sûre d’elle qu’elle ne l’a jamais été.

Lorsqu’elle redescend, la table est mise et il a allumé des bougies. Il s’est aussi douché et changé. Il a mis un pantalon noir et une chemise blanche à manches courtes. Quelques poils gris s’échappent de l’encolure. Assis l’un en face de l’autre, ils mangent et discutent littérature, cinéma et séries du moment. Ils ont passé au vin rouge. Elle la joue provocatrice et séductrice mais c’est lui, ce soir, qui pousse le jeu le plus loin par ses remarques et ses regards.
Alors qu’il fait les cafés et qu’elle finit de débarrasser la table, ils se retrouvent soudain si près qu’elle en cesse de respirer. Ils se regardent et brusquement, il la soulève et l’assied sur la table. Sa langue est douce, ses mains remontent sur ses seins. Elle sent les pointes se durcir. Trop vite, ses doigts descendent pour tirer la robe sur ses cuisses. Le souffle de l’homme est court.
Elle dit : « Attends ! » Elle a envie d’un lit et non d’une table de cuisine. Elle a envie de quelque chose de doux.
« Viens, souffle-t-il et il l’entraîne par la main dans sa chambre, sous la voûte, où brûlent deux bougies. Elle le soupçonne un instant d’avoir tout prévu, d’avoir mis en scène cette soirée en en imaginant la chute dans ses moindres détails mais déjà, elle est allongée sur le lit, presque nue, la robe à ses pieds et elle en oublie de penser. Il dégrafe son soutien-gorge avec une habileté qui montre une longue expérience et embrasse ses seins. Du plat de la langue, il se met à lécher un téton après l’autre, s’aidant d’une de ses mains alors que l’autre s’est posée sur son sexe à travers le voile en coton de son slip. Tout en continuant à la caresser, il se déshabille prestement et elle sent bientôt sa queue durcir contre sa cuisse. Ravie de trouver corps et chair à ses fantasmes de la piscine, elle coule sa main vers le membre et l’encercle de ses doigts. Le gland est rond et soyeux. Le sexe durcit encore dans sa main qui va et vient. L’homme soupire contre son oreille. Il a pris maintenant un sein dans chaque paume et les a rapprochés, léchant une pointe puis l’autre. Elle se sent fondre. Elle l’oblige d’un geste à s’étendre sur le dos et lui embrasse le torse à son tour. Ses doigts jouent avec les tétons sous les poils. Ses longs cheveux ondulés effleurent le ventre et sa main retourne jouer avec sa queue. D’un geste, elle la glisse dans sa bouche. Elle est douce et elle en caresse le pourtour de la langue. Elle grossit encore. L’homme soupire et tend ses hanches vers elle pour s’enfoncer un peu plus. D’une main, elle soupèse ses couilles, de l’autre elle continue son mouvement de piston sur la hampe alors que le gland entre et sort de sa bouche. De la pointe de la langue, elle va agacer le méat. Ses lèvres serrent puis relâchent la pression, le tout dans des gestes désordonnés qui démontrent plus un instinct primaire qu’une réelle maîtrise de la chose.
Attends, attends ! halète-t-il.
C’est lui qui freine, à présent. Doucement, il la rallonge à plat dos et descend la tête vers son slip. Il le lui fait lentement glisser le long des jambes, s’en débarrasse au pied du lit et remonte son visage entre ses cuisses. Il embrasse son sexe, d’abord chastement, en surface, puis sa langue s’immisce dans la fente et la caresse de bas en haut. Ses doigts l’accompagnent en pinçant son clitoris. Elle se rend compte qu’un long gémissement s’échappe de ses lèvres. Il accentue la caresse et la pénètre maintenant du majeur tout en continuant à la lécher. Elle sait soudain de façon très claire que ce qu’elle subit et va encore vivre n’a rien de comparable avec les fades étreintes connues jusqu’alors dans sa petite vie tranquille. Que jamais encore on ne l’aura baisée ainsi. Comme s’il avait deviné ses pensées, l’homme murmure : « Regarde-toi, regarde-nous, regarde ce qui t’arrive. » Elle lui obéit et soulève sa nuque pour observer l’homme dont la tête est encastrée entre ses cuisses. Elle se trouve délicieusement impudique de se livrer ainsi, de lui donner son intimité de cette manière, de se regarder le faire, de croiser le regard de l’homme qui se délecte de sa chatte presque vierge de telles pratiques. Elle voit sa langue qui s’active, ses doigts qui s’agitent. Son sexe est écartelé, maintenant, il y a introduit bien plus que son majeur. Peut-être son index, peut-être plus. Elle n’en peut plus, elle laisse retomber sa tête sur le matelas et détend tous ses muscles. Elle a envie de se couler dans sa bouche, de jouir sous les lèvres de cet homme, alors que personne ne lui a encore fait connaître cet orgasme-là. Il la pistonne de plus en plus fort, sa langue joue avec son clitoris et… Mais qu’est-ce qu’il fait ? Son autre main s’est faufilée vers ses fesses. Une phalange se glisse dans son anus et commence doucement à le doigter, à l’investir, à l’ouvrir à des sensations inconnues. Elle se sent partir dans un grand cri d’animal blessé, elle explose sous les doigts, la bouche, la langue. Elle découvre l’orgasme, elle qui croyait que la petite décharge électrique ressentie à la fin de quelques mouvements de hanches conjugaux en était un. Dans des soupirs et des halètements qu’elle ne peut retenir, elle généralement si discrète, elle retombe doucement alors qu’il a ralenti ses gestes sans s’arrêter. Elle se rend compte qu’au-delà de cette jouissance incroyable, elle n’a pas encore atteint la fin en soi, l’extase ultime. Elle réalise qu’elle en veut encore et plus, que son désir est intact même s’il l’a comblé un peu. Elle se retient de se lâcher encore sous les doigts qui continuent à la fouiller. Elle veut sa queue, d’abord, en elle. D’ailleurs, elle la cherche frénétiquement et au prix de multiples contorsions, parvient à la reprendre dans sa bouche alors qu’il continue à la lécher doucement. Pendant ce qui semble durer des heures, ils se sucent mutuellement, leurs gémissements étouffés par le sexe de l’autre. Elle n’est qu’une longue plainte et ne sait si l’extase vient de la douceur du gland dans sa bouche ou de celle de cette langue sur son sexe. Ou des deux sensations conjuguées, si proches qu’elle ne sait plus où elle en est.
D’un même geste, ils montrent l’urgence de se sentir plus encore. Lentement, il se couche sur elle. Il dit : « Attention, ça va être gros ! » Et loin de trouver son avertissement fanfaron, elle sent effectivement que la dimension de l’engin qui l’écarte est extraordinairement adaptée à ses espérances. Il s’enfonce dans son sexe en la regardant dans les yeux. Elle le goûte de toute sa longueur, son vagin se rétracte et perçoit chaque mouvement. Ils sont en travers du lit et les flammes des bougies éclairent en oscillant les pierres de la voûte. Sur une paroi, elle voit leurs ombres, l’homme qui s’affaire sur elle, bras tendus, bougeant les hanches en ondulant. Elle a envie de mener un moment cette danse et le bascule sous elle. Délicatement, elle l’introduit dans sa fente et joue avec son gland à l’entrée de son vagin, l’interdisant d’aller plus loin. Puis, brusquement, elle l’enfonce tout entier et le fait presque crier. Elle n’oublie pas de regarder les ombres maintenant inversées sur le mur. Cette femme qui s’agite, c’est elle, seins et cheveux ployant sur le torse de l’homme. Elle sait qu’elle ne pourra pas se retenir longtemps, elle a pourtant envie que cela dure, encore et encore. Elle se replace alors sur le dos et lui ouvre son sexe des deux mains, sans aucune pudeur. Elle le sent énorme en elle, il entre et sort en massant son clitoris du pouce, de plus en plus vite, sa queue lime le bord de ses lèvres. Elle pousse ses hanches vers lui pour encore mieux le sentir, en même temps qu’elle le retient aux épaules de peur qu’il ne l’écartèle. Il dit : « Laisse-toi aller, maintenant. Complètement. Moi aussi, je vais jouir. » Elle l’entend ahaner, ses mouvements s’accélèrent. Les pierres tournent devant ses yeux, elle voit leurs deux ombres folles sur le mur, elle a l’impression que son ventre explose, que son sexe coule vers lui et que la vague l’emporte loin du lit. Elle crie. Elle est vide et pleine.


Plus tard, le souffle encore court, elle se blottit contre son torse. Il a sur sa joue le même geste que le matin, de l’index, plus appuyé peut-être. Il se tourne vers elle et lui souffle à l’oreille.
- A demain.

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Re: Bonjour, bonsoir...

Message par Lioubov le Sam 12 Mar 2016 - 19:55

Milo Dee a écrit:Et pour se taper un vacherin à ta santé, il me faudra au moins un verre de vin blanc. Vous mangez le vacherin comment, vous, en Franche-Comté ?
En Franche-Comté ? Mais cela fait 47 ans que je me suis expatrié en Dordogne (Périgord, dans le Sud-Ouest de la France).
Ici, je le mange avec du bon pain au levain, très savoureux, avec une bouteille de vin rouge de Bordeaux.
Parfois chaud (quelques minutes au four) à la manière d'une fondue. Mais toujours accompagné d'un excellent Bordeaux.

De quel canton es-tu ? Je connais un peu la Suisse (j'y ai de la famille, en particulier un neveu artiste qui a travaillé avec Giger, et un cousin tromboniste qui faisait partie de l'Orchestre de Suisse Romande).

Comme il est un peu tard et que j'ai abusé de la dive bouteille (de Bordeaux), je m'occuperai de ton texte demain, lorsque mes idées seront plus claires.

Arrivederci, bella !
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Re: Bonjour, bonsoir...

Message par Lioubov le Dim 13 Mar 2016 - 11:16

À demain


Il est venu la chercher à la gare TGV d’Avignon. Elle l’a trouvé plus grand, plus bronzé, plus séduisant que lors de leur première et unique rencontre. Elle a beau s’en défendre, depuis quelque temps elle pense à lui chaque jour. Les contacts téléphoniques et les textos ont entretenu ses fantasmes, bien qu’elle n’ait que difficilement pu remettre un visage sur son prénom. Dans son lit, le soir, pour s’endormir, elle a mis en scène de multiples scénarios de séduction. Quant au passage à l’acte, vu leur différence d’âge, elle l’imagine un peu comme l’initiation d’un mentor à son élève largement moins expérimentée. Elle a su arrêter les rêves au moment où ils devenaient trop scabreux. Elle n’a pas osé pousser ses mises en scène jusqu’aux lendemains de leur première nuit d’amour.

Il y a une semaine, la sachant sans enfants – partis en vacances chez leur père – il lui a proposé de venir le rejoindre quelques jours dans sa maison du Lubéron, afin d’y échanger leurs écrits et de travailler éventuellement à un projet commun. Elle n’a pas dit non. Il lui a réservé une place dans le train.

Avant son départ, elle s’est acheté deux nouvelles jupes et un maillot de bain. Elle a peu mangé. Elle est allée plusieurs fois à la piscine afin de parfaire son léger hâle. Les scénarios du soir avaient dès lors une autre saveur, une autre couleur, un ton différent. Chaleur plombante, cigales, accent du Midi. Un souffle de mistral peut-être. Elle a eu le souci de conserver le rêve flou. On est toujours déçu lorsque l’on réalise ses fantasmes et qu’ils n’ont rien à voir avec le story-board.

Le soir de son arrivée, ils ont mangé des grillades et des salades qu’ils ont mis des plombes à préparer, s’interrompant pour bavarder et boire l’apéro. Elle l’a cherché un peu, d’un regard ou d’un effleurement. Il ne les a pas fuis mais n’a pas renchéri non plus. Peut-être a-t-il peur de passer pour un vieux pervers courant après la jeune divorcée ? Pour l’instant, quoi qu’il en soit, il lui laisse la main. Ils ont discuté tard, elle a trop bu. Elle a aimé la façon tendre qu’il a eue de s’intéresser à elle, son regard derrière ses petites lunettes rondes et son grand corps qui la surplombait lorsqu’ils rangeaient la cuisine. À l’heure de dormir, son ivresse l’a un instant fait hésiter à se laisser aller contre lui, à dévier le chaste baiser déposé sur sa joue. Elle s’est reprise à temps. Il était encore trop tôt.

— À demain, a-t-il murmuré.

Et elle a senti son regard sur elle lorsqu’elle gravissait l’escalier.
Il lui a attribué une chambre à l’étage. Lui dort en bas, dans une ancienne petite cave voûtée avec deux meurtrières en guise de fenêtres.

Allongée dans les draps frais, la tête lui tourne. Fatiguée par le voyage, la longue soirée, les discussions, elle ne parvient pourtant pas à trouver le sommeil. Elle se sent électrisée et agitée, comme si elle avait bu le contenu d’une cafetière italienne. Elle revoit son regard, ses gestes. Elle l’imagine dans son grand lit, en bas ; nu, sûrement. Elle a un moment l’idée folle d’aller le rejoindre. Elle se voit s’allonger à ses côtés, se coller contre son flanc, passer la main sur son torse, descendre vers son sexe avant qu’il se retourne vers elle en gémissant, encore à moitié endormi, et l’embrasse à pleine bouche. Elle songe également à la possibilité inverse. Elle enlève alors sa nuisette en satin et se glisse nue sous la couette. Elle aimerait que la porte s’ouvre doucement, que sa haute silhouette se détache dans la pénombre. Que son corps s’allonge à moitié à ses côtés et que ses grandes mains s’emparent de ses seins, de sa bouche, de son sexe jusqu’à ce qu’elle doive le supplier de le pénétrer. Sa main à elle s’est égarée sur sa chatte. Elle ne veut pas se donner de plaisir, avec l’espoir insensé qu’il ne vienne vraiment et ne la trouve déjà rassasiée. Elle se caresse doucement, en surface, et finit par s’endormir, la main recroquevillée sur son sexe.

Le lendemain matin, elle l’entend s’affairer dans la cuisine et appréhende quelque peu de le voir, comme s’il pouvait avoir deviné ses délires de la nuit. Elle choisit sa tenue avec soin, prend une grande inspiration et descend enfin l’escalier.
Debout devant l’évier, il se retourne à son approche et s’avance vers elle.

— Bonjour. Ça va ?

Il ne l’embrasse pas mais lui effleure la joue de l’index. Son geste la trouble. Elle évite son regard et s’assied devant le petit déjeuner qu’il lui a préparé. Il est tard, presque onze heures. Il lui propose de remettre au lendemain la balade à Aix-en-Provence et ils vont s’installer au bord de la piscine. En maillot de bain, elle tente de rester face à lui afin de lui montrer le moins possible ses fesses et ses cuisses qu’elle trouve trop grosses.

La température dépasse les 30° C. L’eau est fraîche.

Lorsqu’elle en sort et s’allonge sur un transat, elle se laisse, trempée et frissonnante, sécher et réchauffer par le soleil. Sur sa peau hâlée, les gouttelettes s’évaporent lentement. Son ventre est plat, ses seins sont juste de la bonne taille, d’après elle, ronds et fermes. Elle espère que c’est cela qu’il regarde d’elle plutôt que ses cuisses trop dodues qu’elle s’empêche de poser sur le siège afin qu’elles ne s’y étalent.

À ses côtés, il a pris un livre. Son torse bronzé est presque glabre. Ses longs bras veinés la frôlent. Elle ferme les yeux. Bruit des cigales. Une légère brise dans les feuilles des mûriers. Son corps est chaud, caressé par le vent. Seul son maillot de bain est encore humide et froid entre ses cuisses. Imperceptiblement, elle ouvre les jambes. Elle imagine son gland chaud et soyeux se poser sur sa fente, la caresser, l’écarter. Les pointes de ses seins se durcissent sous les deux triangles mouillés de son maillot. De son corps enveloppé par la chaleur, elle ne perçoit plus que sa chatte et sa poitrine, fraîches et humides. De ce désir d’un autre sexe sur elle, elle en a des fourmillements. Elle n’a pas fait l’amour depuis des semaines. Elle craint de se mettre à haleter sous cette envie qui la tenaille. Elle réalise maintenant que l’amour avec lui ne sera pas loin de l’initiation de ses fantasmes. Elle a déduit des discussions de la veille qu’il avait connu – et même trompé – un certain nombre de femmes. Elle ne peut guère rivaliser, elle, la petite mère de famille prude que l’ex-mari ne prenait que rarement et de façon presque primitive, jugeant l’acte sale. Elle imagine des gestes, des postures et des mots salaces. Elle s’excite de s’y trouver si près.

Imperceptiblement, elle pose sa main vers sa chatte, et par-dessus la culotte du maillot elle appuie sur son clitoris d’une petite pression du majeur. Elle se force à ouvrir les yeux. Elle lui jette un regard. Il lit toujours, mais ayant perçu son œillade il lui sourit avec tendresse. Elle s’approche du bassin et fait dix traversées pour se calmer.

Plus tard, tous deux dans l’eau, ils se permettent plus de familiarités, ils se lâchent enfin. Ils prennent un ballon et, sous le prétexte du jeu, se touchent et se cherchent. À l’heure de sortir de la piscine, ils en sont presque gênés. On croirait deux adolescents. Un long silence s’installe.

En elle, c’est un mélange de retenue et de provocation. Elle a peur de ce qui peut arriver, de s’en trouver peut-être déçue. Elle craint encore plus qu’il ne se passe rien.

De retour à la maison, ils préparent ensemble la garniture des crêpes mexicaines pour le repas du soir tout en buvant une bière blanche. Elle va prendre une douche pendant qu’il soigne les derniers détails. Elle goûte au jet tiède sur sa peau encore chaude, à la mousse du savon sur ses seins blancs, à son doigt qui passe sur son sexe. Pas trop. Assez pour se sentir propre et prête pour l’autre, mais encore vierge de tout désir comblé. Elle s’enduit de lait pour le corps, enfile une petite robe noire très simple et se maquille légèrement. Elle se sent belle et plus sûre d’elle qu’elle ne l’a jamais été.

Lorsqu’elle redescend, la table est mise et il a allumé des bougies. Il s’est aussi douché et changé. Il a mis un pantalon noir et une chemise blanche à manches courtes. Quelques poils gris s’échappent de l’encolure. Assis l’un en face de l’autre, ils mangent et discutent littérature, cinéma et séries du moment. Ils ont passé au vin rouge. Elle la joue provocatrice et séductrice, mais c’est lui, ce soir, qui pousse le jeu le plus loin par ses remarques et ses regards.

Alors qu’il fait les cafés et qu’elle finit de débarrasser la table, ils se retrouvent soudain si près qu’elle en cesse de respirer. Ils se regardent, et brusquement il la soulève et l’assied sur la table. Sa langue est douce ; ses mains remontent sur ses seins. Elle sent les pointes se durcir. Trop vite, ses doigts descendent pour tirer la robe sur ses cuisses. Le souffle de l’homme est court. Elle dit : « Attends ! » Elle a envie d’un lit, et non d’une table de cuisine. Elle a envie de quelque chose de doux. « Viens… » souffle-t-il, et il l’entraîne par la main dans sa chambre, sous la voûte, où brûlent deux bougies. Elle le soupçonne un instant d’avoir tout prévu, d’avoir mis en scène cette soirée en en imaginant la chute dans ses moindres détails, mais déjà elle est allongée sur le lit, presque nue, la robe à ses pieds, et elle en oublie de penser.

Il dégrafe son soutien-gorge avec une habileté qui montre une longue expérience et embrasse ses seins. Du plat de la langue, il se met à lécher un téton après l’autre, s’aidant d’une de ses mains alors que l’autre s’est posée sur son sexe à travers le voile en coton de son slip. Tout en continuant à la caresser, il se déshabille prestement et elle sent bientôt sa queue durcir contre sa cuisse. Ravie de trouver corps et chair à ses fantasmes de la piscine, elle coule sa main vers le membre et l’encercle de ses doigts. Le gland est rond et soyeux. Le sexe durcit encore dans sa main qui va et vient. L’homme soupire contre son oreille. Il a pris maintenant un sein dans chaque paume et les a rapprochés, léchant une pointe puis l’autre. Elle se sent fondre. Elle l’oblige d’un geste à s’étendre sur le dos et lui embrasse le torse à son tour. Ses doigts jouent avec les tétons sous les poils. Ses longs cheveux ondulés effleurent le ventre et sa main retourne jouer avec sa queue. D’un geste, elle la glisse dans sa bouche. Elle est douce, et elle en caresse le pourtour de la langue. Elle grossit encore. L’homme soupire et tend ses hanches vers elle pour s’enfoncer un peu plus. D’une main, elle soupèse ses couilles ; de l’autre, elle continue son mouvement de piston sur la hampe alors que le gland entre et sort de sa bouche. De la pointe de la langue, elle va agacer le méat. Ses lèvres serrent puis relâchent la pression, le tout dans des gestes désordonnés qui démontrent plus un instinct primaire qu’une réelle maîtrise de la chose.

— Attends, attends… halète-t-il.

C’est lui qui freine, à présent. Doucement, il la rallonge à plat-dos et descend la tête vers son slip. Il le lui fait lentement glisser le long des jambes, s’en débarrasse au pied du lit et remonte son visage entre ses cuisses. Il embrasse son sexe, d’abord chastement, en surface, puis sa langue s’immisce dans la fente et la caresse de bas en haut. Ses doigts l’accompagnent en pinçant son clitoris. Elle se rend compte qu’un long gémissement s’échappe de ses lèvres. Il accentue la caresse et la pénètre maintenant du majeur tout en continuant à la lécher. Elle sait soudain de façon très claire que ce qu’elle subit et va encore vivre n’a rien de comparable avec les fades étreintes connues jusqu’alors dans sa petite vie tranquille. Que jamais encore on ne l’aura baisée ainsi. Comme s’il avait deviné ses pensées, l’homme murmure :

— Regarde-toi, regarde-nous, regarde ce qui t’arrive.

Elle lui obéit et soulève sa nuque pour observer l’homme dont la tête est encastrée entre ses cuisses. Elle se trouve délicieusement impudique de se livrer ainsi, de lui donner son intimité de cette manière, de se regarder le faire, de croiser le regard de l’homme qui se délecte de sa chatte presque vierge de telles pratiques. Elle voit sa langue qui s’active, ses doigts qui s’agitent. Son sexe est écartelé, maintenant : il y a introduit bien plus que son majeur. Peut-être son index, peut-être plus.

Elle n’en peut plus. Elle laisse retomber sa tête sur le matelas et détend tous ses muscles. Elle a envie de se couler dans sa bouche, de jouir sous les lèvres de cet homme alors que personne ne lui a encore fait connaître cet orgasme-là. Il la pistonne de plus en plus fort. Sa langue joue avec son clitoris et… Mais qu’est-ce qu’il fait ? Son autre main s’est faufilée vers ses fesses. Une phalange se glisse dans son anus et commence doucement à le doigter, à l’investir, à l’ouvrir à des sensations inconnues. Elle se sent partir dans un grand cri d’animal blessé, elle explose sous les doigts, la bouche, la langue. Elle découvre l’orgasme, elle qui croyait que la petite décharge électrique ressentie à la fin de quelques mouvements de hanches conjugaux en était un.

Dans des soupirs et des halètements qu’elle ne peut retenir, elle généralement si discrète, elle retombe doucement alors qu’il a ralenti ses gestes sans s’arrêter. Elle se rend compte qu’au-delà de cette jouissance incroyable, elle n’a pas encore atteint la fin en soi, l’extase ultime. Elle réalise qu’elle en veut encore et plus, que son désir est intact même s’il l’a comblé un peu. Elle se retient de se lâcher encore sous les doigts qui continuent à la fouiller. Elle veut sa queue, d’abord, en elle. D’ailleurs, elle la cherche frénétiquement, et au prix de multiples contorsions parvient à la reprendre dans sa bouche alors qu’il continue à la lécher doucement.

Pendant ce qui semble durer des heures, ils se sucent mutuellement, leurs gémissements étouffés par le sexe de l’autre. Elle n’est qu’une longue plainte et ne sait si l’extase vient de la douceur du gland dans sa bouche ou de celle de cette langue sur son sexe. Ou des deux sensations conjuguées, si proches qu’elle ne sait plus où elle en est. D’un même geste, ils montrent l’urgence de se sentir plus encore. Lentement, il se couche sur elle.

— Attention, ça va être gros ! la prévient-il.

Et loin de trouver son avertissement fanfaron, elle sent effectivement que la dimension de l’engin qui l’écarte est extraordinairement adaptée à ses espérances. Il s’enfonce dans son sexe en la regardant dans les yeux. Elle le goûte de toute sa longueur ; son vagin se rétracte et perçoit chaque mouvement. Ils sont en travers du lit, et les flammes des bougies éclairent en oscillant les pierres de la voûte. Sur une paroi, elle voit leurs ombres, l’homme qui s’affaire sur elle, bras tendus, bougeant les hanches en ondulant. Elle a envie de mener un moment cette danse et le bascule sous elle. Délicatement, elle l’introduit dans sa fente et joue avec son gland à l’entrée de son vagin, lui interdisant d’aller plus loin. Puis, brusquement, elle l’enfonce tout entier et le fait presque crier. Elle n’oublie pas de regarder les ombres maintenant inversées sur le mur. Cette femme qui s’agite, c’est elle, seins et cheveux ployant sur le torse de l’homme.

Elle sait qu’elle ne pourra pas se retenir longtemps ; elle a pourtant envie que cela dure, encore et encore. Elle se replace alors sur le dos et lui ouvre son sexe des deux mains, sans aucune pudeur. Elle le sent énorme en elle. Il entre et sort en massant son clitoris du pouce, de plus en plus vite ; sa queue lime le bord de ses lèvres. Elle pousse ses hanches vers lui pour encore mieux le sentir, en même temps qu’elle le retient aux épaules de peur qu’il ne l’écartèle.

— Laisse-toi aller, maintenant. Complètement. Moi aussi je vais jouir, lui dit-il.

Elle l’entend ahaner, ses mouvements s’accélèrent. Les pierres tournent devant ses yeux, elle voit leurs deux ombres folles sur le mur, elle a l’impression que son ventre explose, que son sexe coule vers lui et que la vague l’emporte loin du lit. Elle crie. Elle est vide et pleine.

Plus tard, le souffle encore court, elle se blottit contre son torse. Il a sur sa joue le même geste que le matin, de l’index, plus appuyé peut-être. Il se tourne vers elle et lui souffle à l’oreille :

— À demain...
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Re: Bonjour, bonsoir...

Message par Lioubov le Dim 13 Mar 2016 - 11:19

De belles qualités littéraires !
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Re: Bonjour, bonsoir...

Message par Calafia le Lun 18 Avr 2016 - 16:15

à publier en invité ou en attente d'une suite ?
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Re: Bonjour, bonsoir...

Message par hpassage le Lun 25 Avr 2016 - 13:18

Bienvenue à notre belle suissesse en petite robe noire qui vient d'un pays où les géraniums accrochés aux balcons sont les plus beaux d'Europe quand vient l'été.

C'est qu'elle écrit super bien, cette dame, elle nous envoie un texte bien gentillet. Pas de doute c'est bien une femme. J'ai hâte de voir ce qu'elle va nous proposer d'autre.

Bienvenue dans ce lieu de perversion, chère Milo Smile

Au fait, comment êtes-vous arrivée sur ce site ?
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Re: Bonjour, bonsoir...

Message par Calafia le Jeu 5 Mai 2016 - 9:27

Milo Dee semble profiter du printemps
je lui ai envoyé un mail pour savoir s'il était possible de diffuser son texte en "invités" mais pas de réponse

+ tard peut être
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Re: Bonjour, bonsoir...

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